Dans l'Europe du XVIIIème siècle, la famille Silbermann, active en saxe et dans la vallée supérieure du Rhin, comptait assurément parmi les dynasties les plus célèbres de facteurs d'orgue et d'autres instruments à claviers.
A Strasbourg, elle fut principalement illustrée par André Silbermann (1678-1734) et son fils Jean André (1712-1783). Ce dernier érigea en 1762, un petit orgue pour les chanoines du chapitre de Saint Pierre le Jeune de Strasbourg, qui n'occupaient plus que le choeur de l'église depuis que la nef était devenue protestante.
Au XIXème, ce petit instrument jugé trop petit pour le service de la Paroisse fut agrandi par Georges Wegmann, en 1837 et surtout par la maison Stiehr-Mockers, de Seltz, en 1848.
Lorsque la Paroisse de Saint Pierre le Jeune acheta un nouvel orgue, l'ancien instrument fut revendu d'occasion en 1865 à Soultz-les-Bains. Là, ses tuyaux de façade en étain furent réquisitionnés par les autorités allemandes en 1917 et deux jeux d'origine disparurent encore en 1930.
Malgré les altérations subies, l'orgue de Soultz-les-Bains demeure l'un des meilleurs témoins de l'art des Silbermann, notamment pour ce qui est de la qualité de son harmonie. C'est le seul orgue Silbermann d'église en Alsace à avoir conservé ses soufflets cunéiformes d'origines.
L'Orgue Silbermann a retrouvé sa respiration, son timbre de voix, son éclat et sa personnalité, après sa restauration en 2007. Il a été restitué à l'état de 1848.
|
Grand Orgue Bourdon 16' (Jeu récent) |
Positif Bourdon doux 8' (Jeu de Silbermann et de Stiehr) |
Pédale Bourdon 16' (Jeu récent) |
|
Grand Orgue Montre 8' (Jeu de Wegmann, remis à neuf partiellement en façade) |
Positif intérieur Bourdon 8' (Jeu de Stiehr et de Silbermann) |
Pédale Octavbass 8' (Jeu de Silbermann et de Stiehr) |
|
Vous pourrez lire, en cliquant ci-contre, le document de fascicule retraçant l'histoire et la restauration de l'Orgue Silbermann de Soultz-les-Bains. |